La plottogravure
Quand le numérique réinvente l’eau-forte
Olivier Diaz de Zarate et Alexandre Suné, artistes enseignants à l’École des beaux-arts de Carcassonne, ont donné naissance à un procédé de gravure inédit : « La plottogravure ».
Cette technique hybride marie la tradition séculaire de l’eau-forte avec les potentialités du numérique.
Le plotter, nouveau burin de l’artiste
Le principe repose sur l’utilisation d’un plotter (traceur) conçus tout spécialement piloté par ordinateur. Celui-ci dessine, non pas à l’encre sur papier, mais point par point sur une plaque de cuivre préalablement vernie.
Ces micro-perforations remplacent le tracé manuel. La plaque est ensuite mordue par l’acide, comme en gravure classique, pour révéler un dessin d’une extrême précision, quasi impossible à réaliser à la main.




Dialogue entre la main de l’artiste et la précision de la machine
Ce dialogue entre la main de l’artiste et la rigueur de la machine ouvre une nouvelle technique alternative, dans une pratique de l’estampe encore très vivante. L’image obtenue, constituée de milliers de points modulés pour créer des nuances de gris, offre un rendu photographique aux noirs profonds, rappelant l’héliogravure ou la manière noire. C’est un véritable terrain d’expérimentation qui revitalise le médium de la gravure sur cuivre en y intégrant la liberté de l’image numérique.
(Texte d’Anne Lipp diffusé dans la newsletter #15 de Carcassonne-Agglo Nov/Dec 2025)
Courte vidéo de présentation du travail réalisé pour la plottogravure « l’araignée ».
Mes plottogravures sont disponibles dans la boutique en ligne.





































